La titularisation est un objectif, mais elle ne réglera pas toutes les situations, ni immédiatement. Il faut donc traiter en parallèle la condition des agents contractuels tant qu’ils le demeurent — sans quoi on demande à des milliers de personnes de patienter dans une situation dégradée, indéfiniment.
Or, cette condition présente aujourd’hui des angles morts flagrants. Des contractuels sont exclus de certains dispositifs indemnitaires, alors qu’ils exercent des missions identiques à celles de leurs collègues titulaires, sur les mêmes postes, avec les mêmes contraintes. Cette différence de traitement ne repose sur aucune logique de service : elle repose sur un statut.
L’absence de parcours de carrière pour les agents en CDI constitue un second angle mort. Un CDI dans la territoriale, ce n’est pas une fin de trajectoire : c’est une situation qui peut durer vingt ans. Sans grille de progression, sans revalorisation périodique, sans entretien professionnel, l’agent reste figé au niveau de son recrutement initial, quelles que soient les compétences qu’il a acquises entre-temps.
Enfin, la cédéisation elle-même doit être sécurisée. Les passages de CDD en CDI relèvent trop souvent d’une gestion au cas par cas, sans lisibilité pour les intéressés, alors qu’ils devraient être anticipés et organisés.
Ce que nous demandons
- L’intégration des contractuels et CDD dans les régimes indemnitaires, à missions équivalentes.
- La construction d’un véritable parcours de carrière pour les agents en CDI.
- Un plan de cédéisation lisible et anticipé pour les CDD sur emploi permanent.
- L’accès effectif des contractuels aux entretiens professionnels et au plan de formation.
L’égalité de traitement à travail égal n’est pas une revendication catégorielle. C’est un principe de la fonction publique.