Sur un territoire aussi resserré que le nôtre, les comparaisons sont immédiates. Les agents se connaissent, se croisent, échangent. Ils constatent que le même métier, exercé au même grade, ouvre des droits sensiblement différents selon l’employeur. Titres-restaurant ici, aucun là. Régime indemnitaire consistant d’un côté, minimal de l’autre.
Le second axe d’inégalité est interne. Les agents de catégorie C, qui constituent l’essentiel des effectifs territoriaux et occupent les métiers les plus exposés physiquement, sont fréquemment ceux dont le régime indemnitaire progresse le moins vite. Ce sont aussi ceux pour qui quelques dizaines d’euros mensuels changent réellement quelque chose.
S’y ajoute la ligne de fracture entre titulaires et contractuels, déjà évoquée, qui traverse les mêmes équipes et les mêmes bureaux.
Ces écarts ont un coût qui dépasse la question salariale. Ils alimentent une concurrence entre collectivités pour attirer et retenir les compétences. Les employeurs les moins-disants peinent à recruter, subissent un turnover élevé, et perdent en continuité de service. L’inégalité indemnitaire finit par se payer en qualité de service public.
Ce que nous demandons
- Un effort de convergence indemnitaire entre collectivités du territoire à métiers comparables.
- Une priorité de revalorisation donnée à la catégorie C.
- L’alignement des régimes indemnitaires entre agents titulaires et contractuels à missions équivalentes.
- La transparence sur les régimes pratiqués, condition de tout débat sérieux sur l’équité.
L’égalité ne se décrète pas d’en haut. Elle se construit collectivité par collectivité, négociation après négociation.